Fontanés

 

Fontanés

Au retour des grandes foires de Bourgogne, lorsqu’ils déboulaient des Cévennes avec leurs manades de mulets chargés à tout rompre, ils avaient fière allure les "bouïres" d’hier.

Tout le village sur le pas des auberges saluait ces hommes de courage qui tenaient serrée dans les plis de leur cape, une odeur de bruyère et de pluie qui parlait d’aventure. Le péage à payer, abreuver les bêtes et déjà la troupe se reformait pour ce qui restait de route jusqu’à Montpellier.

Du côté de Ste Croix, avec leurs sonnailles qui carillonnaient "vêpres et salut", une litanie d’ânes remontait allègrement. Vagabonds, pèlerins, colporteurs, manjo-camin, traînes-misère leur emboîtaient le pas dans un joyeux désordre.

Nous étions à Fontanès, terre du comte de Melgueil [2], aux limites du domaine des Bermond d’Anduze/Sauve. Ici deux chemins se croisaient, l’un venait de Francie et gagnait vers la mer, l’autre conduisait de Nîmes à Toulouse par Sommières et Aniane.

Par delà l’emprise de ces voies tombées depuis en déshérence, le témoignage le plus ancien qui demeure encore visible, vous le découvrirez dans l’enchevêtrement des vieilles bâtisses du mas de la Roque, c’est la Tour du Péage qui fut utilisée jusqu’au XIIIe siècle.


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