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Montpeyroux

 

Montpeyroux

Dominé par son Castellas (250 m) et par le Pic Baudille (847 m), carrefour de différentes voies de communication (chemins saliniers, routes de pèlerinage), la situation stratégique et géologique de Montpeyroux a déterminé sa prospérité économique dès le Moyen Âge.

La première forme de concentration de population est mentionnée dès le IX ème comme possession de l’abbaye d’Aniane.

Au Moyen Âge, Montpeyroux est un village de voituriers et de muletiers offrant leurs services pour le transport des marchandises. Le château féodal "Castellas" abrite de nobles seigneurs et fournit de grands évêques.

Dans sa partie basse et actuelle, quartiers de la Dysse et de la Meillade, le village de Montpeyroux paraît être un site très anciennement occupé. C’est un lieu de passage, un village rue qui marque la frontière entre les causses et la plaine. La situation est idéale, le « castellas » jouant un rôle stratégique de contrôle et de péage sur les chemins de pèlerinage et chemins saliniers, la drailhe, au carrefour des voies de communication.

Le quartier de la Dysse constitue la première forme d’habitat à Montpeyroux. Cependant, selon les nécessités de concentration et de protection des populations au Moyen-âge, un bourg situé au pied du château se développe progressivement au détriment de la Dysse : le « barry » (le faubourg en occitan). Au XIIe siècle, l’église paroissiale Saint-Martin y est transférée.

Au XIV ème la peste noire et la guerre de cent ans interrompent ce développement. Au XV ème le Castellas est abandonné, un château plus confortable est alors construit au Barry par la famille Roquefeuil. Au XVI ème les guerres de religion déciment la population qui ne compte plus que 800 habitants.


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A l’instar du site d’Aumelas, le « castellas » de Montpeyroux est un ensemble fortifié exceptionnel. Malheureusement, il ne reste rien de la forteresse mentionnée en 1097. Au XIIIe siècle, le « castellas » aurait accueilli la population villageoise de Montpeyroux (un texte de 1212 cite des rues et des maisons, et des actes notariés du XVe qui font encore état d’une bourgade au sein du « castellas »).

Au XVII ème la prospérité revient, la population s’accroît (2000 habitants), le commerce reprend (produits nouveaux de pharmacie pour Montpellier, de teinture pour les filatures).

Au XVIII ème l’aménagement de la route royale de Montpellier à Paris via Lodève met à l’écart Montpeyroux et entraîne le déclin définitif du trafic sur cet axe millénaire de la plaine à la montagne. Les grands commerçants du village s’expatrient à Montpellier.

La richesse qui se développe alors est liée au vignoble qui s’étend : produits viticoles et para viticoles (cristal de tartre, eau de vie, liqueurs).

Le XIX ème voit l’abandon de la polyculture (olivier, céréales, vigne) au profit d’une production intensive du vin dont l’exportation est facilitée par le port de Sète, le Canal du Midi et la création de voies ferrées.

Lors des guerres de religion, il semble que le site ait abrité populations et troupeaux venus s’y réfugier. Au XIXe siècle, la construction d’un couvent de sœurs bénédictines, volontairement démoli quelques années plus tard, a effacé toute trace du corps de place qui comprenait la chapelle castrale Saint-Pierre, le donjon et la demeure seigneuriale, mentionnés en 1212. L’ensemble de ce site original et unique dans la Vallée de l’Hérault par l’étendue de ses murailles restées debout, est protégé comme site inscrit depuis le 30 juillet 1943.

Une crise de surproduction, une épidémie de phylloxera et de mildiou portent une grave atteinte à cette économie en pleine expansion. Dans la première moitié du XX ème, le mouvement coopératif permet la prospérité viticole. La coopérative est construite à Montpeyroux en 1950.

A partir des années 80 le développement des caves particulières a considérablement dynamiser l’image de qualité des vins de Montpeyroux auprès d’amateurs éclairés français et étrangers. Une quinzaine de domaines et la coopérative sont regroupés aujourd’hui au sein de l’association pour la reconnaissance du cru Montpeyroux.

Affaire à suivre ...

Castellas

Le mot « castellas » est un terme occitan : castel signifie château et le suffixe « as » gros, imposant.

Dans l’aménagement de lieux fortifiés à l’époque médiévale, les castellas Aumelas et Montpeyroux sont de véritables modèles du genre. Marquant la forte propension du pouvoir seigneurial au XIIe siècle, ils sont les derniers vestiges d’un temps qui a fortement influencé la morphologie des villages de notre territoire.

Paraissant encore surveiller les plaines et causses qui les entourent, ces châteaux ne dorment que d’un œil. Toujours debout malgré les outrages du temps, ce sont eux les premiers que l’on aperçoit au loin depuis bientôt mille ans.


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