Nissan lez Ensérunes

 

Nissan les Ensérunes

Le village de Nissan est niché dans un terroir de collines tertiaires entre les vallées de l’Orb à l’est et de l’Aude à l’ouest. Il fait partie du canton de Capestang dans l’Hérault et se situe à la limite du département de l’Aude.

Les collines qui l’entourent sont constituées au nord de buttes témoins miocènes (dont la colline d’Ensérune) alors que l’accès vers le sud est barré par une longue ligne de collines oligocènes dont une partie forme les argiles rouges de Nissan.

Ces bancs d’argiles ont été exploités au XIXe siècle par des potiers et des tuiliers. Les collines souvent incultes aujourd’hui, sont propices à la culture de la vigne qui les colonise à nouveau. La diminution de l’élevage du mouton a permis le reboisement d’une partie des collines, offrant ainsi de vastes espaces de promenade.

La culture de la vigne a fortement marqué le territoire. Dès l’époque romaine, la vigne s’étend à la fois en plaine et sur les coteaux.

Toutefois, le développement massif de cette monoculture date de la fin du XIXe siècle, les cartes antérieures et la toponymie attestent l’extension des autres cultures, en particulier des céréales dans les zones de plaines aux périodes plus anciennes.

La viticulture a également marqué l’habitat. Les anciennes maisons du centre du village, comme dans tous les villages languedociens, ont souvent leur cave et leur remise abritant autrefois les foudres en bois et le cheval.

Pendant la première moitié du XXe siècle, le mouvement des coopératives viticoles a contribué à maintenir en activité un grand nombre de petits propriétaires de vignes. La coopérative de Nissan fait désormais partie de l’un des groupements de caves les plus vastes et les plus actifs du département, les Vignerons du Pays d’Ensérune.


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Nissan a bénéficié dès l’installation du chemin de fer d’une gare située à quelque distance du village autour de laquelle s’est développée une petite zone d’activité, en particulier une usine de conditionnement et d’expédition de jus de fruits qui a travaillé sur l’ensemble de l’Europe.

La présence de la route royale, grand axe développé à l’époque de Louis XIV afin de faciliter les communications entre Béziers et Narbonne, et le percement du canal du Midi ont contribué à faire vivre le village, bien qu’actuellement ce soient les villages situés en bordure immédiate du canal (Colombiers, Poilhes, Capestang, Sallèles) qui profitent de son attrait touristique.

Depuis 1970, le village s’est fortement développé vers le sud avec l’apparition de nouveaux lotissements et l’installation d’une population de travailleurs urbains (Béziers est à 10km, Narbonne à 15). Le nombre d’habitants directement concernés par la viticulture a fortement diminué. Cependant quelques domaines relèvent le défi de la production de vins de qualité et participent au nouvel essor de la viticulture méridionale.


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