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Pêche à la Verticale

 

La Verticale, a fait son apparition en France il y a quelques années. Elle nous vient de Hollande, pays recouvert de nombreux et vastes plans d’eau où elle prend tout son sens.

Cette technique permet de solliciter des poissons en chasse, mais surtout les poissons inactifs sur leurs postes de repos. C’est donc une pêche qui est moins soumise aux contraintes d’horaires, et de phases lunaires.

La Verticale est une technique qui ne peut se pratiquer qu’à bord d’un bateau, éventuellement d’un float-tube, mais jamais du bord.


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Canne
La canne :

Cette technique nécessite une canne spécifique, de faible longueur et surtout très légère, pour éviter la tendinite en fin de journée.
La longueur idéale se situe entre 1,80 m et 2,10 m pour une puissance moyenne, 10-30 gr, éventuellement plus(en fonction de la profondeur et du poids de la tête plombée que vous allez utiliser) mais pas en dessous.
Il faut une canne à action de pointe pour sentir parfaitement la touche, faire évoluer le leurre précisément et être plus réactif au ferrage.
Une canne casting verticale pourra dans la plupart des cas être employée pour d’autres techniques (poissons nageurs et leurres de surface notamment).


Le moulinet :

Le moulinet doit être le plus léger possible tout en conservant des qualités de freinage et de puissance irréprochables, la verticale réserve parfois de belles surprises sur la taille des captures. Sortir un gros bec de plus d’un mètre avec de l’ultra léger ne doit pas devenir un tour de force incertain. Le but étant de se faire plaisir, car les sensations sont multipliées par la finesse du matériel, mais encore faut il faut avoir confiance en celui-ci ! Le réglage du frein est primordial car il doit être suffisamment serré pour que le ferrage soit efficace mais pas trop non plus pour encaisser le rush de départ, n’oublions pas que nous travaillons avec une canne raide et de la tresse, c’est donc bien le réglage du frein et la souplesse du bras qui éviteront la casse sur un gros spécimen.

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Moulinet

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Tresse
La tresse :

la tresse est incontournable pour ses qualités de transmission et son rapport résistance/diamètre. Une tresse de 10 à 12/100 est suffisante en résistance (14 à 16 kg) tout en conservant une grande discrétion grâce à son faible diamètre. Il existe même maintenant de la tresse translucide, distribuée par la marque Berkley. Un bas de ligne en fluorocarbone d’une longueur d’ 1m20 à 1m50 pour une section de 35/100 complétera parfaitement votre montage. toujours dans un souci de discrétion, et pour une meilleure maîtrise du leurre, il est préférable de faire une jonction par un nœud double- barils plutôt que de mettre un émerillon. Vérifiez très régulièrement (notamment après un combat) le bon état de ce nœud, car le fluorocarbone se dégrade assez rapidement, il vaut mieux perdre un peu de temps à refaire le montage que de perdre le poisson de votre vie ! La tresse a, contrairement à ce que l’on pourrait penser, une durée de vie limitée et il ne faut pas hésiter à couper quelques mètres de temps en temps pour être sûr de sa solidité.


En Spinning :

Il existe plusieurs façons de tenir sa canne pour pêcher en Verticale. La prise classique est parfaitement valable si l’on pratique assis sur un siège surélevé ou debout. La prise porte-plume, ou revolver sera plus adaptée si l’on ne possède pas de siège, autre que le banc de la barque. Si vous optez pour cette prise en main, il est à noter que le bouton servant à débrayer l’anti-retour peut être gênant s’il est situé sur le dessus du bâti, en contact avec la main. Choisissez plutôt un modèle dont le bouton d’anti-retour est situé en dessous.

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Spinning
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Anti-retour

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Casting
En casting :

L’intérêt du casting est qu’il possède une fonction flipping. Une fois enclenchée, elle permet de débrayer la bobine juste en enfonçant ou relâchant le bouton poussoir avec le pouce. La main gauche n’intervient que s’il est nécessaire de reprendre du fil.


Les leurres :

Il existe une grande variété de leurres, tant par leurs coloris que par leurs formes ou leurs tailles. Le choix du coloris sera déterminé par l’heure, la luminosité, la clarté de l’eau et éventuellement la profondeur à laquelle vous pêchez. En effet à partir de profondeurs de 25/ 30 mètres la luminosité est très faible. Il faudra donc utiliser des couleurs flashantes (fire-tiger, chartreuse...) ou des teintes rouges ou bleues qui captent plus facilement la lumière. Même chose si vous pêchez au lever du jour ou à la tombée de la nuit ou bien dans des eaux turbides. Par contre plus l’eau est claire et le ciel lumineux plus vous avez intérêt à utiliser des couleurs discrètes et des leurres réalistes. Le leurre de prédilection est le Shad. Il imite la forme d’un poisson et possède une queue à palette très sensible qui vibre au moindre mouvement. Sur certains modèles on peut trouver des décors holographiques, des yeux et une finition très réaliste (la gamme AMS Fishing ou Delalande est spécialement étudiée pour ce type de pêche). On trouve également des modèles avec une queue en V (modèle Finesse ), qui produiront moins de vibrations et seront plus adaptés sur des poissons éduqués, ou encore des Slugs ou des Worms qui ont un aspect plutôt vermiforme.

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Leurres
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Différentes plombées
Plombs

pour couvrir tous les cas de figures, aussi bien en termes de profondeur que de conditions météo (vitesse du vent), vous devez posséder une gamme de plombs sabots allant de 14 à 28 gr (pour des profondeurs jusqu’à 20 mètres).Au delà de 20 mètres, il faut augmenter le poids de votre plombée de 1gr par mètre approximativement. On peut trouver des modèles chez Storm qui vont jusqu’à 175 gr pour la mer. Il sera toujours préférable d’être plus lourd que pas assez.


Action de pêche :


Il suffit de laisser descendre son montage verticalement, à l’aplomb de la canne jusqu’à toucher le fond. Vous devez ressentir l’impact de façon nette, sinon augmentez votre grammage. La majeure partie du temps le leurre ne doit pas être animé du tout, mais simplement maintenu dans une hauteur de 10 à 20 cm au-dessus du fond. Les oscillations de la barque sont généralement suffisantes pour une animation efficace. Il faut malgré tout, alterner cette animation de quelques pauses en laissant reposer le leurre sur le fond. Si cela ne fonctionne pas, vous pouvez alors faire des tirées de plus en plus longues et de plus en plus sèches jusqu’à trouver le mouvement qui conviendra ce jour là.

La touche est souvent nette, parfois même violente, au point que le scion plonge brusquement dans l’eau : attention de ne pas cogner le blank sur le rebord du bateau ! Elle intervient presque toujours lors d’une phase d’immobilité, mais il arrive aussi que les sandres, ne prennent le leurre que lors d’une pause sur le fond, dans ce cas, la touche est imperceptible et se traduit par une lourdeur lors du relevé. De toutes façons quelque soit la sensation anormale que vous ressentez : ferrez !!

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Action de pêche
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Méthode d’armements :

La façon de monter et armer un Shad peut varier selon le type de leurre, les conditions de pêche, mais aussi et surtout selon l’expérience et les convictions de chacun. Il existe deux écoles concernant son placement : hameçon triple sur le dos ou sous le ventre.


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Montage triple dorsal
Avantage du triple dorsal :

On peut changer de leurre sans modifier le montage, on accroche moins les débris du fond et lors d’une prise, le leurre est moins abîmé.

Inconvénient :

Le triple se pique dans le palais, la partie la plus dure de la gueule du sandre, avec par conséquent un risque de décrochage ou de raté mais très minime.


Avantages du triple ventral :

Meilleures chances de bien piquer au ferrage, car le triple se prend dans la mâchoire inférieure qui est plus tendre.

Inconvénients :

On ramasse plus de débris sur le fond (avec le risque de pêcher un quart d’heure avec une feuille morte accrochée au triple), le leurre n’est pas interchangeable et peut se faire cisailler par l’avançon lors du combat.

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Montage triple ventral

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Flotteur repère
La profondeur :

La première opération consiste à localiser les sandres. L’utilisation d’un sondeur est fortement recommandée pour ne pas dire indispensable ! La profondeur à laquelle on les trouve est variable en fonction des saisons et des conditions climatiques. Pour simplifier : plus les eaux sont froides, plus le sandre va rejoindre les profondeurs, mais surtout il va suivre la blanchaille qui lui sert de repas. Localiser les bancs de gardons ou d’ablettes et vous trouverez les poissons actifs ! Pour les poissons non actifs, vous devrez chercher les obstacles, les déclivités de hauts fonds, les arbres morts, les herbiers, les murs immergés ou les fosses. On peut ancrer le bateau si l’on trouve un hot spot en prenant soin de descendre le lest avec beaucoup de précautions. Sinon, vous pouvez dériver lentement, en vous stabilisant avec le moteur électrique (la commande à pied est recommandée) sur les bons postes et en laissant des repères pour y revenir plus tard.


le déplacement

Je vous conseille de vous déplacer du large vers le bord, pour deux raisons : la première est surtout dans un but pratique. En effet il est plus facile de garder la bonne hauteur en moulinant légèrement au fur et à mesure que la profondeur diminue ce qui permet de maintenir une nage régulière à votre leurre. La seconde réside dans l’effet de surprise que va provoquer votre leurre en apparaissant de façon rapide dans le champ de vision du prédateur qui aura une tendance naturelle à être orienté vers la rive. Vous augmentez vos chances en jouant sur la partie instinctive du poisson.


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Bateau
Le bateau :

vous devez avant tout avoir une position confortable, car vous allez passer des heures quasiment sans bouger, et si vous avez une mauvaise posture, cela peut provoquer de la fatigue, des engourdissement ou même des courbatures (pour les moins jeunes !).l’idéal est un bass-boat équipé de sièges hauts, mais ce genre de bateau a un coût qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Il est tout à fait possible, en revanche, avec peu de moyens et un peu d’ingéniosité, d’installer sur votre barque classique, des sièges de bureaux tournants en plastique par exemple !


L’échosondeur :

c’est un outil indispensable, pour pêcher en verticale. C’est lui qui va vous permettre de visualiser les fonds, de localiser les poissons, aussi bien les prédateurs que les proies et donc de vous éviter de perdre du temps.

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Echosondeur

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Moteur électrique
Le moteur électrique :

il est obligatoire !D’abord le thermique est parfois interdit sur certain plans d’eau, et surtout il permet un déplacement précis, discret et un positionnement idéale de la barque sur les postes intéressants. Pour débuter, n’importe quel type de moteur électrique peut convenir, mais si l’on entend se spécialiser dans cette pêche, il faut s’orienter vers un modèle à variateur électronique, le seul qui permette de contrôler une dérive parfaite, en ajustant la vitesse du moteur à celle du vent, du courant, etc. Il faut prévoir une, voir deux (pour une journée complète) batteries de 116 A/h, car en fonction du vent et des courants vous pouvez décharger celles-ci assez rapidement.


Conclusion :


Patience, persévérance, sans oublier confiance et concentration. Ces quatre facteurs sont les plus importants lorsque l’on souhaite débuter en verticale. Comme dans toutes les techniques, la patience est primordiale. La persévérance est de rigueur et la confiance, souvent liée, à l’aboutissement de la technique. L’idéal est de commencer avec un guide de pêche qui va pouvoir vous apporter les fondamentaux de cette technique et son expérience personnelle.


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